RdR et Hépatite C : les expériences qui marchent

18 mai 2010, Journée thématique de l’AFR “Hépatites C : les expériences qui marchent”.

Introduction par Serge Longère (Vice-Président de l’AFR, Directeur de CAARUD ) et Marie Debrus (Secrétaire Générale de l’AFR, Pharmacien, Responsable de projet chez Médecins du Monde)

Les projets existants qui fonctionnent

Les PES en officine

Résumé de la présentation par le Docteur Bernard Penicaud d’un programme d’échange de seringues en pharmacies à Niort suivi d”un débat modéré par Nicolas Bonnet (Pharmacien, Administrateur de l’AFR).

La prévention de l’hépatite C ne se résume pas à un effort de pédagogie de l’injection aseptique. La proximité et la gratuité de l’accès au matériel stérile sur l’ensemble du territoire sont deux des conditions nécessaires au contrôle de l’épidémie du VHC. Prévenir les risques consiste alors en tout premier lieu à mettre à disposition du matériel stérile en des endroits divers et variés. La mise en place de PES au niveau des pharmacies d’officine met à profit cette proximité (23000 pharmacies d’officine sur tout le territoire pour 55 heures d’ouverture hebdomadaire en moyenne). Différents PES officinaux ont déjà été implantés dans quelques villes françaises (Dijon, Perpignan ou Ivry-sur-Seine, etc.) et à l’étranger, notamment au Royaume-Uni. Le premier bilan de ces programmes est largement en faveur de leur développement. Ils ont notamment permis de considérablement augmenter la quantité de matériel distribué et d’améliorer les relations entre les usagers et les pharmaciens favorisant ainsi l’accès aux soins et valorisant le réseau de santé local. Comment travailler et améliorer le lien entre les pharmaciens et les structures de RDR ? Le développement de PES officinaux peut-il se faire à partir de structures de RDR ? Quels partenariats possibles ? Avec quels financements ?

Vous pouvez voir la présentation compète par le Docteur Bernard Penicaud du programme d’échange de seringues en pharmacies à Niort en vidéo ici : http://www.dailymotion.com/video/xen6ez_hepatite-c-les-seringues-en-pharmac_news

Vous pouvez voir le débat complet modéré par Nicolas Bonnet ici :

http://www.dailymotion.com/video/xen5fa_hepatite-c-les-seringues-en-pharmac_news

Dépistage et diagnostic précoce

Résumé de l’expérience de Bizia sur le dépistage et le diagnostique précoces suivi d’un débat modéré par Élisabeth Avril (Médecin, Directrice de GAÏA Paris).

L’accès aux soins en cas de positivité au VHC reste encore très faible. Trop peu d’usagers se font dépister, et parmi eux, peu ont le sentiment d’être malades puisque la maladie est asymptomatique pendant de nombreuses années et qu’elle ne nécessite pas toujours un traitement immédiat. Un simple dépistage n’est pas suffisant et parle peu aux usagers. C’est bien le traitement qui signifie la gravité de la maladie. Des expérimentations d’action de diagnostic bas seuil se sont montrées pertinentes car elles aident l’usager à prendre conscience de leur problème hépatique.

Les usagers ont aussi fréquemment une vision trop pessimiste des possibilités thérapeutiques qui s’offrent à eux et redoutent les examens nécessaires à la mise en place du traitement et les effets secondaires de celui-ci (notamment la biopsie alors que celle-ci est de moins en moins pratiquée et qu’un simple prélèvement sanguin – Fibrotest® ou le Fibroscan® permettent, le plus souvent, d’évaluer le degré d’atteinte du foie et donc la nécessité ou non de traiter le patient). Comment développer des actions de dépistage et/ou de diagnostique bas seuil ? Comment favoriser le rapprochement des hépatologues et des structures de premières lignes ?

Vous pouvez voir la présentation compète de l’expérience de Bizia sur le dépistage et le diagnostique précoces.en vidéo ici :

http://www.dailymotion.com/video/xen3c1_drogues-et-hepatite-c-depistage-pre_news

Vous pouvez voir le débat complet sur les dépistage et diagnostique précoces modéré par Élisabeth Avril ici :

http://www.dailymotion.com/video/xen296_drogues-et-hepatite-c-depistage-pre_news

L’Accompagnement thérapeutique

Résumé de la présentation de la Maison du Patient à Lyon suivi d’un débat sur l’accompagnement thérapeutique des personnes atteintes d’hépatites modéré par Arnaud Simon (AIDES).

Le concept d’éducation thérapeutique a vu le jour suite à la mise en évidence d’une insuffisance des simples actions d’information des patients. Elle s’est développée en premier lieu dans le cadre de pathologies chroniques comme le diabète, l’asthme, l’hypertension artérielle, etc. pour améliorer l’observance des patients, leur qualité de vie et réduire les risques de complication. Il s’agit donc de l’acquisition de compétences spécifiques à la situation pathologique du patient, cette acquisition tenant compte du contexte de vie de la personne et aussi bien de ses capacités que de ses difficultés d’apprentissage. L’éducation thérapeutique bouleverse ainsi les habitudes des soignants, puisqu’elle implique une remise en cause des professionnels et une modification des relations entre le patient et les équipes soignantes. Comment l’éducation thérapeutique ou l’accompagnement thérapeutique peut-il se mettre en place avec des usagers de drogues ? Comment faciliter et améliorer leur prise en charge et leur suivi ?

Vous pouvez voir la présentation compète de la Maison du Patient à Lyon.en vidéo ici :

http://www.dailymotion.com/video/xemzir_drogues-et-hepatite-c-accompagnemen_news

Vous pouvez voir le débat complet sur l’accompagnement thérapeutique des malades modéré par Arnaud Simon ici :

http://www.dailymotion.com/video/xemxw8_drogues-et-hepatite-c-accompagnemen_news

L’Hébergement

Résumé de la présentation du programme d’hébergement des malades de l’association Aurore suivi d’un débat modéré par Serge Longère (Vice-Président de l’AFR).

Les conditions de vie des usagers de drogue, qui n’ont pas toujours de logement stable, rendent difficile l’observance au traitement dont les effets secondaires sont pénibles (fatigue, nausées…). Or, les usagers de drogues ne trouvent que peu leur place dans les structures d’hébergement classiques (CHRS, CHU, appartements thérapeutiques) : demande de sevrage préalable, refus des couples ou des personnes avec des chiens, non acceptation des modes de vie nomade, etc. Comment proposer des solutions d’hébergements adaptés qui permettent la mise en place et le suivi d’un traitement ? Comment s’entourer de partenaires en capacité d’accompagner l’usager même si l’usage actif est encore présent ?

Vous pouvez voir la présentation compète du programme de l’association Aurore en vidéo ici :

http://www.dailymotion.com/video/xemxk6_drogues-et-hepatite-c-hebergement-p_news

Vous pouvez voir le débat complet sur l’hébergement des malades modéré par Serge Longère ici :

http://www.dailymotion.com/video/xemx1f_drogues-et-hepatite-c-hebergement-d_news

Conclusion

Conclusion par Serge Longère (Vice-Président de l’AFR, Directeur de CAARUD ) et Marie Debrus (Secrétaire Générale de l’AFR, Pharmacien, Responsable de projet chez Médecins du Monde).

Date première publication :
18/05/2010

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