Un flic à la MILDT n’est pas compatible avec les attentes des acteurs de RdR.

Nomination à la présidence de la MILDT : il est urgent d’attendre !

Communiqué de presse Réseau Français de Réduction des Risques du 14 mai 2012

Les paris sur la nomination du prochain président de la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Toxicomanies), qui devrait remplacer Etienne Apaire, vont bon train. Aux dernières nouvelles, c’est Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale qui tiendrait la corde. Une nomination qui ne serait alors qu’une variable d’ajustement des mutations post électorales… et ferait tâche alors que le nouveau gouvernement et son bras interministériel, la MILDT, auront en charge de remettre la politique des drogues française sur les rails de la raison et de l’expertise.

La politique répressive menée ces dix dernières années et surtout les cinq dernières, a été un échec aussi bien sur le plan sanitaire que sur celui de la sécurité et du vivre ensemble. Le symbole de cette politique, la MILDT, est devenue une annexe du ministère de l’intérieur, qui s’est non seulement coupé des associations et des acteurs de terrains, mais aussi des experts français et internationaux, se perdant dans une surenchère de lois et de textes aussi répressifs que contre-productifs.

François Hollande ne s’est pas beaucoup avancé sur la politique des drogues pendant la campagne, mais il a au moins promis de relancer le politique de réduction des risques, avec la mise en place des Programme d’Echange de Seringues en prison et des salles de consommation à moindre risque.2 Pour pouvoir relancer la réduction des risques, mais aussi pour prendre le train des changements internationaux à l’œuvre, il faut se donner le temps de réfléchir à une nouvelle orientation de la MILDT, et donc à la nomination de son président.

Contact presse : Pierre Chappard – Tel : 06 63 55 65 55

Date première publication :
14/05/2012

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