Assemblée Générale Ordinaire du 20 octobre 2011

En synergie avec ses Journées thématiques, l’AFR a organisé son Assemblée Générale le jeudi 20 octobre au cours de laquelle s’est tenu un débat libre sur le projet de l’AFR et sur la politique de RdR. Environ 45 adhérents étaient présents. Cette réunion a aussi permis de renouveler partiellement le Conseil d’Administration.

Débat libre sur le projet de l’AFR et la RdR

Serge Longère, Président de l’AFR : La Loi de 70 est un frein. La RdR ira mieux quand on changera la loi.
Réflexions autour de la régionalisation de l’AFR : Sous quelles formes ? Quelles enjeux pour l’association ? Quelles sont les valeurs et les principes ?

Alain, CILDT : Dans la forme que devrait prendre cette régionalisation il faudrait penser à son organisation et dans ce cas s’approcher d’une fédération, qui de plus éviterai l’avalement des petites structures.
Il faut aussi se pencher sur la question de la RdR Alcool.

Karim, Proses : Que faut-il fédérer ? Quelle serait la forme de cette fédération ?

Franck, ANPAA : Parle t-on vraiment de Fédération pour ce projet de régionalisation ou bien plutôt mutualisation ?

Thierry Charlois : Une fédération, est-ce que c’est vraiment ce que veut être l’AFR ?

Béatrice Stambul : L’AFR n’est pas pas le syndicat des CAARUD.
On défend des valeurs à travers des actions de formation, de plaidoyer, le travail avec les usagers.
Inciter les gens à être vigilants.

Fabrice Olivet, ASUD : Notion de patient comparé à celle de citoyen.
Bataille idéologique perdu par la RdR et gagné par l’addictologie. L’usager de drogue est devenu patient chronique donc malade.
 » Piqué du nez la tête haute. Défendre cette notion de citoyen.

Marie Debrus : Ce qui nous rassemble c’est la RdR. Il nous faut avoir une vision plus large de la RdR.

Nicolas Bonnet : Il n’existe pas de vision binaire de l’addictologie. On assiste à une évolution récente avec l’inscription de la RdR dans la loi. Certains professionnels essayent de ramener la RdR dans leurs réseaux. L’AFR est un vrai laboratoire d’idée.
Avoir un socle commun, une charte qui donne plus d’unité dans la RdR pendant que de grosses structures absorbent et dilue la RdR.
Des actions qui mettent la RdR dans le soin.

Karim, Proses : La guerre n’est pas perdue.
La RdR doit-elle se limiter seulement au milieu festif + les CAARUD ? Comment on fait de la RdR qui ne sont pas teufeurs et qui ne sont pas dans des CAARUD. Comment communiquer vers ce public ? L’AFR doit développer des moyens de communication.

Roberto Bianco : Au début la défense de l’auto-support. On voit apparaître une autre forme de l’autosupport. On n’est pas si éloigné de ça de la participation des usagers. A l’AFR l’autosupport est toujours présent.

Jean-Marc Priez : RdR = droit des individus à utiliser des drogues. Qui réduit les risques ? C’est les usagers. Pour la bonne part les usagers ont eu la bonne information. En revanche à nous de savoir parler au grand public

Felipe, Proses : L’autosupport est une carte que l’on laisse trainée. Pour toucher ses gens il faut leur donner une place claire et les former. L’ex-usager qui devient éducateur mais que l’on met de côté quand on en a plus besoin.

Béatrice Stambul : Dimension internationale avec la création du réseau EuroHRN. Dans certains pays vraiment besoin d’accès. La RdR est un mouvement international. On se retrouve autour de vraie valeur.

Serge Longère : L’on voit des préoccupations importantes pour ses structures qui ne parviennent pas à faire le travail pour lequel ils se sont engagés par manque de financement. Syndicat des CAARUD ? Non et encore pourquoi pas ? Le risque est que la RdR se noie dans le médico-social.

Fabrice Olivet : Défaite de l’autosupport sur le plan politique. Le problème c’est le citoyen, affirmer son usage ou sa substitution. Essayer de trouver d’autres stratégies pour la revendication de l’usage.

Bruno Hérail, Réduire les risque : question du regroupement c’est une question politique car ça vient du CA. Les salariés et bénévoles des CAARUD soient capables se défendre ? De revendiquer leur compétences ? Puis les usagers eux aussi. L’AFR peut-être utile régionalement lorsque des petites structures se font bouffer pour négocier.

Felipe, Proses : Nos financeurs sont publics pour la plupart, mais quand il y a des fonds privés ça peut permettre de se développer.

Arnaud Simon, AIDES : Aides gère une trentaine de CAARUD, consensus auprès des administrateurs pour développer le travail avec l’AFR. Enjeu de la régionalisation les intéresse car bien implanté.
Enjeu du plaidoyer : donateurs privés permet de développer un plaidoyer sur des sujets sur lesquels on est pas en accord avec les pouvoirs publics. Enjeux communs avec l’AFR, donc propose de travailler ensemble.

Alain, CILDT : Force du regroupement : diversité d’expérience, lien fort juridique qui nous représente tous ensemble est nécessaire pour ne pas voir sombrer des éléments du dispositif. Nécessaire d’être vigilant.

Jean Pierre Lhomme, MdM : L’histoire des petites structures en faiblesse mais d’où vient le danger ? Cadre de la RdR qui est imposé par rapport à un référentiel. Certaines structures sont en difficulté et finissent par faire de la précarité plus que de la RdR. La scène des produits avance, l’opinion publique aussi.
Sortir de la RdR des années sida, séronégativer la RdR, faire avancer ces valeurs.

Serge Longère : Cette forme d’AG est déroutante mais c’était aussi créer une zone de débat.

Fabrice Olivet, ASUD : SCMR : on a fait du lobby mais sans l’AFR et cette page doit se refermer. Il ne faut pas qu’une action faite pour la RdR ne doit pas la diviser.
Élection présidentielle : une porte ouverte pour l’après.

Fabrice Perez : Frustration de nos faiblesses en terme de comminucation. Comment organiser cette force de frappe et avoir les moyens d’agir tous ensemble de façon coordonnée. Ce qui nous manque c’est s’ordonner, se mettre en rang pour créer cette force de frappe.

Yann Granger : L’AFR ça paraît loin donc il faut faire cette régionalisation pour contribuer a cette force de frappe.

Présentation des axes stratégiques du projet sur 3 ans de l’AFR, débat avec les participants

Pour replacer les choses dans leur contexte, l’AFR entend déposer une demande de subvention triennale à la DGS. Une lettre d’intention a été envoyée à la DGS le 15 octobre.

Les Groupes Partenariats et Formation ont discuté en amont de leurs visions sur ce plan. Leurs propositions ont été approuvées par le Bureau qui s’est réunie le 30 septembre 2011.

La stratégie donne une cohérence aux objectifs et actions définis dans le plan d’action 2011-2012 : Mobiliser l’AFR en région par un audit des besoins des acteurs et l’identifier des innovations, puis par la mise en œuvre d’échanges de pratiques (formation, voyages d’études, stages, visites d’experts, etc.).

2012 : Régionalisation et audit

Mars : Rencontre sur régionalisation et audit : Organiser une rencontre avec des représentants des régions (modalité à définir) afin de définir ensemble un dispositif de régionalisation de l’AFR et démarrer un audit des besoins et innovations dans les différentes régions.

Octobre : Rencontres nationales prenant en compte la rencontre de mars et les résultats obtenus (présentation du dispositif de régionalisation, résultats de l’audit)

2013 : Échanges de pratiques

A partir des résultats de l’audit, organiser des échanges de pratiques entre les acteurs

2014 : Échanges de pratiques et évaluation du plan

Poursuite des échanges de pratiques et évaluation du plan

Octobre : Rencontres nationales – bilan du plan et perspectives pour les 3 prochaines années.

Groupes de travail

  • Ils représentent la ressource de l’AFR mais doivent être plus ouverts qu’aux seuls administrateurs (la régionalisation devrait y aider)
  • Il semble important de saisir cette ouverture et d’organiser trois fois par an des réunions de travail sur une journée qui serait ouverte…aux adhérents, voir si possible au-delà pour attirer d’autres adhérents potentiels…
  • Pour la construction du plan, prendre en compte qu’il y a des groupes de travail thématiques (festif, prison, hébergement, etc.) et transversaux (formation, partenariat, communication) ;
  • Le groupe formation souhaite élargir son champ aux échanges de pratiques (voyages d’études, stages, visites d’experts, etc.)
  • Le groupe partenariat a décidé d’englober les partenariats avec l’ensemble de la société civile, aux niveaux local, national, européen et international. Priorités pour les 3 années à venir : Les élus locaux, les professionnels de santé et le monde de l’éducation.

Programmation sur trois années

  • Printemps 2012 : journée thématique sur peut-être la régionalisation
  • 2012 Journées nationales octobre
  • 2013 : journée thématique printemps : évaluation externe
  • 2013 : journée thématiques automne :
  • 2014 : journée thématique printemps
  • 2014 : journées nationales octobre
  • 2015 : journée thématique printemps
  • 2015 : journée thématiques automne

Élection du nouveau Conseil d’Administration

Poste à pourvoir

3 associations (personnes morales), 6 personnes physiques.

Associations sortantes : Keep Smiling, Techno Plus, Réduire les Risques

Personnes physiques sortantes : Christine Caldéron, Lionel Sayag, Nicolas Bonnet, Stérenne Bohelay, Stephen Karon, Betty Azocar.

Présentation des candidats (personnes morales et personnes physiques)

Les associations :

  • Réduire les risques.
  • Techno+
  • CILDT.

Les personnes physiques :

  • Christine Calderon
  • Betty Azocar
  • Lionel Sayag
  • Nicolas Bonnet
  • Yann Granger
  • Karim Touzani
  • Fabrice Olivet

Élection du conseil d’administration

Pour les associations, est élu : Réduire les Risques, Techno Plus et le CILDT

Pour les personnes physiques, est élu : Lionel Sayag, Nicolas Bonnet, Karim Touzani, Fabrice Olivet, Yann Granger et Betty Azocar.

L’ordre du jour étant épuisé, l’assemblée général politique se termine à 20h. S’en suit un Conseil d’administration qui élira les membres du Bureau.

Galerie Photo:
Date première publication :
20/10/2011

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