IDHDP : l’association internationale des médecins pour politique des drogues basée sur la santé

En mars 2016, doit se tenir une Session Spéciale de l’ONU (UNGASS) sur les futures orientations de la politique des drogues au niveau mondial. La mobilisation des politiques, des associations, des professionnels est déjà engagée. Parmi eux les médecins peuvent jouer un rôle pour garantir que la santé sera prioritaire dans l’ordre du jour. C’est pour cela que l’AFR soutient l’IDHDP et vous présente les objectifs de cette association présidée par Michel Kazatchkine.

  1. Protéger les individus et la société des risques et des dommages liés aux drogues.

Les politiques des drogues basées sur la répression ne protègent pas contre les pathologies liées à l’usage des drogues. Les initiatives fondées sur la santé publique ont fait la preuve de leur efficacité en matière d’overdoses, de contaminations et de décès. Les politiques mondiales actuelles font des ravages en matière de SIDA, hépatites et tuberculose.

  1. La santé publique plutôt que la répression.

Les personnes ayant des consommations problématiques de drogues sont d’abord des patients ; pour cela, la santé doit être l’axe fort de toute politique des drogues. La criminalisation dissuade les gens de demander de l’aide, majore la stigmatisation et a de lourdes répercussions sur leur avenir, leur travail, leurs études, leur liberté de circuler. Les jeunes sont particulièrement touchés. Le racisme majore les peines encourues par les usagers de drogues.

  1. Améliorer l’accès aux médicaments essentiels.

Bien que la Méthadone et la Buprénorphine figurent sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS, seulement 82 pays sur presque 200 offrent des services de santé spécifiques aux consommateurs de drogues. Il est impératif d’améliorer l’accès aux antirétroviraux, aux traitements de l’hépatite C et à la tuberculose. Environ 80 de la population mondiale a un accès très limité à la prise en charge de la douleur.

  1. Accroître l’offre de soins qui ont fait leurs preuves.

La preuve de l’efficacité des Traitements de Substitution aux Opiacés (TSO) est faite même si leur accès reste limité et il est urgent d’inclure leur utilisation à celle des ARV (antirétroviraux) en exigeant la réforme des lois et politiques dommageables qui bloquent l’accès à ces traitements.

En rejoignant IDHDP, les médecins contribuent à redéfinir la politique des drogues de l’avenir. L’adhésion est gratuite et ouverte à tous les praticiens qui approuvent les objectifs ci-dessus.

Date première publication :
26/01/2014

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