Les femmes représentent seulement 25% du public accueilli. Comment expliquer ce phénomène ? Nos dispositifs ne prennent-ils suffisamment en compte la spécificité des femmes.
Communiqué du Flyer - Pharm'addict - ARUDA - Pr Lançon
Ce 25 avril 2013, l’ANSM publiait sur son site, un point d’information sur les dossiers discutés en commission des stupéfiants et psychotropes. Parmi les sujets évoqués, il a été question de l'injection de buprénorphine, signalée comme plus dangereuse quand il s'agit de génériques que lorsque le princeps (Subutex®) est injecté. Cette information nous parait importante pour les usagers, ainsi naturellement que pour les soignants qui placent leur intervention sur le terrain de la réduction des risques.
Quand on évoque la politique de prévention des risques et la réduction des dommages, plus communément appelée « RdR », on pense rarement à la question du cannabis. Ce n'est pas parce que la consommation massive de ce produit stupéfiant, drogue illicite la plus consommée en France et dans le monde ne présente aucun problème de santé publique, mais il semblerait que son statut de drogue « douce » lui confère une aura particulière, avec quelques vertus du point de vue de la substitution, voire dans la recherche de l'abstinence but ultime de la prohibition à l'oeuvre depuis un siècle.
Bien entendu, cela peut faire sourire... Car c'est généralement sur des tonnes de clichés que se forge l'avis du commun des mortels, quand on prononce le mot « cannabis ».
Pourtant, il est grand temps d'arrêter les moqueries et les approximations.
Lors des 4èmes Rencontres Nationales de la RdR, s'est tenu un forum animé par Clémence Eveno sur la périnatalité et la parentalité chez les usagers de drogues. Ce thème suscite de nombreuses questions, représentations et tabous. De la grossesse à la naissance, de l'enfance à l'adolescence, les problématiques rencontrées par les parents et les professionnels nécessitent souvent l'appui de réseaux spécifiques.